Pigalle
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Pigalle, le quartier chaud de Paris, a une histoire riche et mouvementée. Tout a commencé en 1881 avec la création du célèbre cabaret du Chat Noir. Le Moulin Rouge a suivi, et c’est notamment au Divan Japonais de Pigalle que le strip-tease a été inventé. Rapidement, de nombreux restaurants et bars ont émergé, attirant la clientèle nocturne habituelle de Paris, ainsi que les souteneurs et les prostituées, tous attirés par la promesse de gains faciles.
Au début du XXe siècle, le milieu du crime a prospéré à Montmartre et Pigalle. La prostitution, l’alcool et les jeux illégaux étaient monnaie courante. En 1930, on comptait pas moins de 177 bordels et 2 000 filles qui y travaillaient. Cette atmosphère a donné lieu à des règlements de comptes entre bandes parisiennes et corses pour le contrôle du quartier. C’est également à cette époque que l’héroïne a fait son apparition en masse.
À la Libération, une nouvelle loi a interdit les maisons closes en France. Cependant, cela n’a pas fait disparaître la prostitution. Elle s’est déplacée vers les rues et les hôtels du quartier.
La répression de l’État français a progressivement fait fermé ces hôtels, enrayant ainsi la prostitution à Pigalle et réduisant le nombre de truands opérant dans le quartier.
Malgré cela, le caractère festif et sulfureux de Pigalle est resté intact. À partir des années 1970, les premiers cinémas pornographiques se sont installés, suivis par les sex-shops, les salons de massage et autres clubs échangistes.
Aujourd’hui si les truands n’ont plus pignon sur rue à Pigalle , ils ne s’interdisent pas d’investir dans des affaires parfois douteuses, notamment les bars à entraîneuses, qui sévissent toujours.
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