Le Moulin de la Galette
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Montmartre était autrefois une colline parsemée de moulins, treize sur la colline elle-même et deux à l’est.
Parmi eux, seuls le Blute Fin, un peu plus haut, et le Radet, visible à l’angle de la Rue le Pic et transformé en restaurant, ont survécu au temps. Construit en 1622, le Blute Fin a été restauré à plusieurs reprises, tout comme le Radet, édifié en 1717. Ces moulins ont été entretenus par la famille Debray, une famille de meuniers renommée à Montmartre.
Une légende locale est liée au moulin Blute Fin. En 1814, alors que l’armée française et l’Empereur s’apprêtaient à affronter l’envahisseur qui encerclait Paris, des poches de résistance se sont formées, notamment à Montmartre. Les frères Debray ont choisi de résister en se retranchant dans le moulin et en tuant plusieurs soldats russes.
Trois des quatre frères ont péri dans les combats. Le quatrième, feignant de se rendre, a tué le commandant russe pour se venger. Massacré sur-le-champ par l’ennemi en furie, son corps a été découpé en quatre morceaux et accroché à chacune des ailes du moulin.
La nuit suivante, la veuve de ce héros est venue récupérer ses restes et les a transportés dans un sac à farine jusqu’au petit cimetière de l’église Saint-Pierre, où sa tombe se trouve encore aujourd’hui.
Le Blute Fin et le Radet ont ensuite formé, avec les jardins et la ferme, le célèbre ensemble du Moulin de la Galette, connu pour son bal populaire, immortalisé dans le célèbre tableau d’Auguste Renoir « Le bal du moulin de la Galette » en 1876, exposé au Musée d’Orsay.
De nombreux peintres ont également été inspirés par les moulins de Montmartre, notamment Maurice Utrillo, Vincent Van Gogh et Picasso.
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